Actualité RH

La perception de la crise va désormais au-delà des notions économiques, pour toucher désormais la problématique de création de valeur.

Aux yeux des dirigeants français et au lendemain de la crise, quelles sont les valeurs qui animent l’entreprise ? C’est à cette question que tente de répondre l’enquête réalisée par BeBetter&Co et OpinionWay. 88 % des dirigeants considèrent en effet que leur entreprise évolue dans un contexte de crise depuis ces trois dernières années. Mais leur perception de la crise va au-delà des notions économiques, pour toucher désormais la problématique de création de valeur (à 93%).
Les dirigeants pensent en effet qu’ils doivent revoir leurs modèles traditionnels. Quatre patrons sur cinq affirment que le rôle social de l’entreprise est déterminant dans la création de valeurs. Presque tous s'accordent à dire qu’une stratégie porteuse de sens collectif et individuel est nécessaire. Une majorité de dirigeants soutient que l’entreprise devrait créer du bien-être et veiller au développement des individus, en interne pour 40 %, et même à l’extérieur de l’entreprise, pour 27 %. Mais seulement 15 % des chefs d’entreprise déclarent disposer des moyens suffisants en interne pour y parvenir.


Les dirigeants de TPE/PME et les retraites

Plus de quatre dirigeants sur cinq sont favorables à une refonte des régimes actuels de la retraite. Tel est le constat d’une étude de l’institut Sage, publiée le 27 octobre 2010, sur la perception qu'on les dirigeants de TPE/PME de cette réforme au cœur de l’actualité. Il en ressort également que 30% des dirigeants interrogés n’envisagent pas de prendre leur retraite avant 65 ans, dont 9% pas avant 67 ans.


En parallèle, seule la moitié des chefs d’entreprise se dit en mesure d’informer correctement ses salariés sur les retraites. 30% d’entre eux affirment toutefois avoir mis en place un dispositif de complément de retraite pour leurs collaborateurs. La réforme définitivement adoptée, une part des dirigeants envisage d’adapter les conditions de travail aux seniors: amélioration de l’ergonomie des postes de travail, mise en place des programmes de formation, flexibilité des horaires de travail…


La diversité synonyme de meilleurs résultats ?

Si je vous disais que la diversité améliore les résultats des entreprises qui la mettent en place... Certains seront sceptiques...

Et pourtant, mettre en place une démarche sociétale de diversité peut être synonyme d'amélioration des résultats de l'entreprise : les canadiens l'ont expérimenté depuis quelques années déjà, alors pourquoi pas nous ?

Quelques chiffres venant d'une étude réalisée sur plusieurs années (HEC Montreal - Claude Francoeur) :

- les entreprises ayant plus de 20% de femmes au top management ont généré un rendement boursier supérieur de 32% à celles dont la participation féminine dans le top management est de moins de 2%.
- après 3 ans, une entreprise qui a mis en place une politique favorable à la diversité génère des rendements supérieurs de 6% à ses concurrents.
"La diversité crée d'abord de l'insécurité, du changement, les équipes passent par une phase d'adaptibilité...une fois franchi ce seuil critique, l'entreprise sort gagnante"

D'autres conclusions de cette étude sont très intéressantes :

- les groupes hétérogènes sont plus enclins à prendre de meilleures décisions lors de situations complexes
- les salariés de ces entreprises plus éthiques que les autres développent un fort sentiment d'appartenance et sont plus loyaux envers leur entreprise.

Cette étude nous démontre donc la force de la diversité (femmes, seniors, travailleurs handicapés, ethnies différentes...) sans pour autant cacher le fait que la phase d'adaptation peut être délicate, et doit être bien menée, il est parfois même judicieux de se faire accompagner par un spécialiste de ces questions.


1 entreprise européenne sur 5 pourrait réduire ses effectifs en 2011 et 2012 selon une étude menée par Burson-Marsteller

85% des entreprises  ont connu au moins un changement stratégique majeur dans les 5 dernières années selon une étude menée auprès de 480  responsables  des  Ressources Humaines et de la Communication en Europe.

 De plus, bien que les premiers signes de reprise apparaissent, plus de la moitié d’entre eux affirment s’attendre à de nouveaux changements dans les 2 prochaines années. Ils considèrent que les 3 changements majeurs qui impacteront leurs entreprises en 2011/2012 seront:

   1. des changements  d’ordre organisationnel, pour 27% d’entre eux,
   2. une nouvelle orientation stratégique de leur entreprise, selon 22%
   3. une réduction des effectifs  pour près de 20%

23% seulement des responsables interrogés sont confiants en leur propre capacité à conduire le changement.



La Diversité dans les entreprises labellisée

L'ANDRH, en collaboration avec l'AFNOR a mis en place le Label Diversité le 11 septembre 2008. Ce dispositif a pour but de valoriser les entreprises qui font des efforts contre les discriminations. 

Cette labellisation s’effectue au regard d’un cahier des charges s'articulant autour d'exigences réparties selon 5 domaines obligatoires :

- état des lieux de la diversité dans l'organisme,
- politique diversité : définition et mise en œuvre,
- communication interne, sensibilisation, formation,
- prise en compte de la diversité dans les activités de l'organisme,
- évaluation et axes d'amélioration de la démarche diversité.
[Pour en savoir plus]


Notons qu'une initiative du même type a déjà été lancée sur Marseille à l'initiative du Plie MPM Centre, le Label Emplitude, qui valorise les entreprises les plus vertueuses et citoyennes en matière d'emploi.
www.label-emplitude.fr






 

 

Actualité Handicap
Accessibilité : le FIPHFP met à nouveau la main à la poche
Le FIPHFP vient d'allouer une enveloppe de 50 millions d’euros pour le financement de toutes les opérations de travaux d’accessibilité ou d’adaptation au handicap dans les locaux professionnels.

Cette aide financière est destinée aux employeurs publics assujettis au FIPHFP et employant au moins 10 bénéficiaires de l'obligation d'emploi.
Elle doit permettre une meilleure accessibilité générale des locaux, aussi bien à l'extérieur (places de stationnement, signalétique, plans inclinés) qu'à l'intérieur (accès aux ascenseurs, aux locaux sanitaires, aux salles de réunion, infirmerie ou restaurant).


Une enquête de l'Insee sur les discriminations liées au handicap
Voici le résumé d'une enquête de l'Insee sur les discriminations liées au handicap et à la santé dont les résultats sont très riches d'enseignements.

Parmi les jeunes de 10 à 24 ans, 5 % déclarent être touchés par des déficiences et des limitations d’ordre moteur, sensoriel ou cognitif, pouvant les mettre en situation de handicap.
41 % d’entre eux déclarent avoir subi au cours de leur vie une discrimination à cause de leur état de santé ou d’un handicap.
C’est huit fois plus que chez les jeunes sans handicap.

Les jeunes atteints d’une déficience d’ordre cognitif se plaignent plutôt de mises à l’écart.
Les handicapés moteurs dont la scolarité a été perturbée ou interrompue pour des raisons de santé évoquent plus fréquemment des refus de droits.
À l’école, les jeunes ayant une déficience auditive ou visuelle déclarent plus souvent subir des injustices ou des refus de droit que les jeunes handicapés moteurs ; ces derniers sont plus fréquemment sujets à des moqueries ou des insultes.

Les adultes de 25 à 54 ans sont deux fois plus touchés par le handicap que les jeunes.
Mais le handicap ou l’état de santé ne provoquent des discriminations que chez un quart d’entre eux.

Les chômeurs atteints d’une déficience sensorielle ou cognitive mentionnent fréquemment des injustices et refus de droits.
Dans le cadre du travail, ce sont plutôt les handicapés moteurs qui déclarent avoir subi de telles discriminations.

Pour lire l'enquête complète : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&id=3058





Handicap et chômage : le verre à moitié vide...
...ou à moitié plein ? A vous de juger au regard de ces chiffres.

Le nombre de demandeurs d'emploi handicapés s'élevait à 250000 en janvier 2010, une hausse de 9,5% en un an, inférieure de moitié à celle des inscrits à Pôle emploi (+18,2%) durant la même période.

En revanche, le taux de chômage longue durée était de 33% à fin 2009 chez les demandeurs d'emploi tout public, alors qu'il restait à 50% chez les personnes handicapées.